La cooptation n'est pas toujours une usine à clonage
publié le 28/06/2012 par Pierre Marzin dans Afficher dans Méthode, Internet et emploi, Réseau(x)
Dans la dernière enquête "Les tendances RH pour 2012" publiés par Expectra, un titre un peu provocateur m'a fait réagir : "méthode de recrutement : industrialiser pour sélectionner des clones". Wouha !
Lecture faite, je comprends que les recruteurs sont 46 % à trouver prioritaire (6%) ou important (40%) de recruter un candidat semblable à celui qui occupait le poste précédemment. Ce clonage expliquerait les difficultés de recrutement rencontrées par les entreprises. Jusque là, je partage l'analyse. Je spécule même sur des solutions permettant d'ouvrir le champ des recrutements et de diversifier les profils. Je pense bien sûr aux réseaux sociaux. J'imagine l'émulation d'ambassadeurs, motivés par le partage et la diffusion dans leurs réseaux, d'opportunités de carrière. Je conclus, en mon for intérieur, que la cooptation sur ces plateformes devrait être plus vivement encouragée pour le plus grand bien des entreprises.
Et puis, mon regard bute sur l'encadré d'à coté "La cooptation, une usine à clonage" (sic), témoignage de Didier Baichère que je considère comme un DRH éclairé, d'où mon étonnement.
Effectivement, si on s'en tient à la cooptation à l'intérieur des réseaux des anciens, utilisé par 22% des entreprises interrogées, la cooptation génère du clonage. Mais si on choisit d'autres clés de cooptation plus "périphériques" que la formation initiale, on redonne force et vigueur à cet outil de recrutement. Ce qui est tout à fait possible avec les réseaux sociaux en choisissant la fonction, le secteur ou des mots clés.
Finalement, il s'agit d'une application concrète de la théorie des liens faibles déjà abordé sur ce blog ici et ici.
Mots-clés :


Jean-Marie Blanc
le 18/09/2012
Jean-Marie Blanc
le 18/09/2012
Pierre Marzin
le 21/09/2012