Quand savoir-faire et faire-savoir ne font pas la paire
publié le 31/05/2012 par Hélène Laffon dans Emploi, Vie en entreprise
L’histoire commence plutôt bien : vous faites votre boulot convenablement, plutôt mieux que bien mais sans forcément vous faire remarquer. Et un beau matin, ça vous tombe dessus : un message du siège de la société : on vous a repéré et on vient vous chercher pour vous proposer une évolution que vous ne pouvez pas refuser. Vous êtes flattés, mais vous hésitez, vous ne savez pas si vous saurez, vous ne maîtrisez pas le sujet … On insiste : « mais si, mais si, si le siège vous a identifié, c’est que vous avez le potentiel et les compétences, ayez confiance en vous ! »
Alors, après un petit délai de réflexion, vous acceptez à condition d’être accompagné, encadré, informé, formé si nécessaire : « Pas de problème… »
Vous voilà rassurés. Vous commencez sans attendre à vous mettre à vos nouvelles occupations, et comme vous n’aimez pas demander, vous apprenez beaucoup sur le tas. Vous acquérez même une certaine maîtrise. Il vous manque encore des éléments pour gérer le travail de bout en bout et l’accompagnement n’est toujours pas au rendez-vous. Vous pourriez le demander, et pour que cela vous paraisse moins difficile, mettre en avant ce que vous avez acquis par vos propres moyens.... Mais on a redoré votre amour propre en misant sur votre adaptabilité, alors vous n’osez pas, de peur d’être pris pour ce que vous devenez : pas à la hauteur.
Et c’est le piège : vous finissez par bidouiller et commencez à vous sentir mal à l’aise et puis, peu à peu vous avez l’impression de stagner, de devenir mauvais… Vous finissez au bout de quelques mois viré ou et dans le meilleur des cas à la case départ dans votre ancien poste. Et vous vous sentez coupable ou persécuté, ou les deux…
Alors, ne négligez pas ce conseil : si vous êtes bon, prenez les choses en main : faites le savoir, et si vous voulez devenir meilleur, faites le savoir aussi... Vous pourriez en faire les frais !


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le 31/05/2012