CDD et CDI : le paradoxe (1)
publié le 05/10/2010 par Jean-Marie Blanc dans Emploi
Je l'ai déjà évoqué : il y a un paradoxe du CDI et du CDD.
Le CDD (pour ceux qui ne vivent pas en France CDD = Contrat à Durée Déterminée) a une durée limitée mais, comme son nom l'indique mal, pas forcement déterminée à l'avance. En effet, il peut être conclu pour une durée qui n'est pas connue au moment de la signature : par exemple pour le remplacement d'une personne temporairement absente. Une disposition expérimentale (jusqu'en juin 2013) permet aussi l'établissement de CDD à objet défini (un projet, de 18 à 36 mois), s'il est prévu par un accord de branche étendu ou, à défaut, un accord d'entreprise. Le contrat prend fin lorsque la raison d'y recourir prend fin elle aussi. Donc, le CDD n'est pas si D que ça. Il est en général assorti d'une période d'essai, dont la durée est plus ou moins proportionnelle à la durée prévisible du contrat. Mais une fois celle-ci passée, la rupture unilatérale par l'employeur d'un CDD avant son terme n'est possible qu'en cas de faute grave ou lourde du salarié. Un CDD à objet défini, toutefois, peut être interrompu pour un motif réel et sérieux après les 18 premiers mois.
Le CDI, (I pour Indéterminée, amis étrangers) au contraire, est un contrat dont le terme n'est pas prévu. Enfin si, le départ en retraite ! Il est en principe la norme, mais la plupart des contrats signés avec des non-cadres sont signés en CDD. Des CDD de précaution qui se transforment en CDI. Toujours la crainte du risque...
Mais le CDI est-il réellement le gage de sécurité que l'on pense ? Suite au prochain épisode !


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