Attention jargon !
publié le 1/10/2008 publié par Hélène Laffon dans Entretien
Une pensée qui m’est venue aujourd’hui en discutant avec des collègues.
Nous nous faisions la réflexion que de plus en plus de cadres, quand ils parlent de leur parcours, de leur job, de leur secteur, utilisent des mots parfois techniques. Pas mal, de montrer qu’on connait bien le vocabulaire de son métier quand on cherche du travail… mais en entretien avec des cabinets des recrutements, c’est souvent un risque à prendre. Les consultants ne sont pas forcément spécialisés, et demander des explications peut les mettre mal à l’aise. Sachez “jargonner” à bon escient, et avec les bonnes personnes!
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Christian, le 01/10/2008
Désolé de démarrer par une réaction vive, mais je ne peux pas me retenir !!
Pourquoi parler de risque avec les consultants en cabinet de recrutement ?
Quand ce consultant est missionné par un client pour trouver le bon profil, est-ce qu’il ne devrait pas connaître parfaitement le secteur, le métier et le vocabulaire qui s’y attache ?
Pourquoi est-ce à nous de nous adapter ?
Qu’entendez-vous par jargonner à bon escient ? Se mettre au niveau de faux consultants ?
J’ai eu à faire à des juniors (souvent pris dans les gros cabinets pour faire les présélections), les entretiens sont très pénibles à vivre ; on doit tout leur expliquer même sans utiliser de jargon, on a l’impression de faire un cours et devenir prof,
C’est réellement plus intéressant d’avoir à faire à des pros qu’ils soient en cabinet ou en entreprise !!
Julie, le 02/10/2008
Bonjour,
Je suis d’accord avec Christian. Etant ancienne consultante au sein d’un cabinet de recrutement, j’estime que c’est au consultant de savoir s’adapter et de connaitre le “jargon” du secteur ou métier pour lequel il recrute. Un candidat doit pouvoir s’exprimer dans son langage, afin d’être le plus à l’aise possible et permettre un echange ouvert. Il n’a pas à se justifier sur le vocabulaire qu’il utilise! Par ailleurs, il est difficile d’échanger un mot pour un autre et cela risque d’apauvrir l’entretien.
Thierry, le 02/10/2008
Parfait pour les recommandations ! Mais encore faut-il pour ces pauvre cadres qui ont du mal à s’adapter à leurs interlo!cuteurs, qu’ils arrivent à avoir un entretien avec ces fameux consultants !
La dure mission qu’ils ont à faire pour leur client est peut-être déjà de le respecter ainsi que les postulants.
Combien de CV ou de candidatures survolées et de soumission de postulants remise aux calandes grecques pour raisons indéterminées !!!
Avez vous pensé au jargon des consultants dans les annonces qui mettent par exemple :” a pourvoir dès que possible” … pour dans 6 mois.
Que peuvent les cadres ?
Julie, le 02/10/2008
Concernant les délais, les consultants ne maîtrisent malheureusement pas les changements d’agendas ou de priorités de leurs clients, ce qui peut ralentir consédérablement le processus de recrutement… Par ailleurs, sur certaines recherches, le profil recherché initialement peut être tellement pointu qu’il faudra bien 6 mois avant de trouver le candidat idéal.
A propos du respect, cela reste un vaste débat. Il existe des cabinets très sensibles au respect des candidats, d’autres qui refusent de prendre les postulants au téléphone. Cela est préjudiciable aussi bien pour le candidat que pour le consultant qui rate peut être un profil de qualité (un CV ne dit quasiment rien d’une personnalité), ou pour l’entreprise cliente…
Cela dit, parfois il est difficile de traiter au cas par cas les différentes demandes quand le consultant reçoit des centaines de réponses, même si c’est initialement son travail.
Nous sommes tout de même d’accord qu’il est très difficile de décrocher un entretien et de convaincre que des compétences un peu éloignées du cahier des charges initial peut être adaptables ou transposables. L’innovation ou la “prise de risque” est encore rare dans ce domaine, ce qui est bien domage.
hadriana, le 02/10/2008
ah ah! nous y voilà au “coeur” même des débats pour 85% de la population mondiale!
Peut être un jour quelqu’un se lancera et s’exprimera comme suit :
” bonjour Mme ou Mr voilà mon dictionnaire intérieur tout y est ! et à votre tour vous en conviendrez vous ferez de même”
Autrement dit l’art et la manière d’aborder quelqu’un se traduit par l’éducationnel reçu et acquit au fils de nos expériences multiples et variées !
Le langage l’expression d’un être traduit son “état d’être” la sommes totale de ses actions (pensées=raisonnement via la logique=paroles=actions)
Dans le contexte demandeur l’équilibre n’est pas si l’énergie déployée pour atteindre l’interlocuteur en phase d’une réponse en adéquation !
Oui il s’agit bien d’une équation à résoudre autant pour 2individus demandeurs et l’issue pour ces 2individus est l’adéquation ! par conséquent : il convient aux 2parties d’être à l’écoute intensive! tout 1 chacun gagnera du temps précieux!
Comme un bon médecin la prescription sera efficacité sur mesure ! un médicament efficace sur un individu ne sera peut-être pas adapté sur un autre! chaque être est unique avec ses valeurs ses convictions propres !
Il est vrai j’en conviens parfois il y a des bizzareries! tâchons de les éviter
au mieux! changez de consultants il y en a des très très valables!
hadriana, le 02/10/2008
Je pense sincèrement que c’est au consultant d’imposer son timing dès lors qu’il prends en charge une demande bien précise (LE SUIVI ! le suivi des 2côtés autant pour l’entreprise que pour le candidat le consultant est le “neuro-médiateur” “neuro-transmetteur” !
Charge au consultant de rappeler que c’est l’entreprise qui paie cette prestation et à le lui rappeler à son bon souvenir croyez-moi il ne voudra sûrement pas que çà traîne !
Le Consultant est toujours au courant du temps qui lui est imparti quand bien même parfois il est possible qu’il y ait des changements ! c’est le consultant qui fait le choix de s’exprimer ou pas ! l’art et la manière ! du bon sens !
Michel Chartier, le 02/10/2008
Je suis dirons nous, nouveau dans la recherche de poste. Je n’avais jusqu’a maintenant pas eu besoin de recourir à la grâce ou disgrâce des cabinets de recrutement. L’article parlait de “Jargon”. Je pense effectivement que chaque profession possède son propre lexique. Il me semble en regardant les annonces d’un oeil neuf que le jargon est aussi un élément essentiel des annonces rédigées par les cabinets.Je remarque que “Proactif” est à la mode. Il est impossible en effet je pense, que les recruteurs puissent connaître le jargon affairant a chaque mission qu’il leur est confiée.En revanche nous avons souvent comme interlocuteur des personnes qui me semble évoluer dans un corail bien restreint, bordé d’un coté par un profil établi par leur client et de l’autre, une obligation de résultat dans des délais raisonnable. J’ai du reste le sentiment que chaque consultant se voit confier un nombre de mission importante.
Se vendre en une page en employant les mots recherchés dans le profil, n’est il pas la le jargon? J’ai eu la chance d’obtenir cependant deux rendez vous en deux semaines ce qui d’après ce que je lis me semble honorable. J’oubliais dans ces lignes de préciser que je suis un Directeur Commercial autodidacte, je n’ai donc pas reçu la formation nécessaire pour rédiger un CV. Car je pense que le jargon n’est pas du coté des postulant mais bien dans les annonces où en une page il faut savoir se vendre au risque d’être meilleur sur le papier que sur le terrain…..
Pauze, le 02/10/2008
Bonjour,
Je profite de ce blog sur les jargons pour poster un message à l’attention de toute personne qui pourrait être intéressée par le fait de s’entraîner à jargoner à bon escient en “cherchant un emploi ensemble”.
Cette idée est l’un des thèmes du Forum du site APEC “jeunes diplômés”. L’initiative semble avoir été très bénéfique pour chacun des participants.
A quand un Forum sur le site APEC des cadres qui ne sont plus JD?
Sandrine, le 04/10/2008
Bonjour,
J’ai été consultante dans 2 cabinets RH pendant près de 8 ans : un local et un national.
J’estime qu’un “bon” consultant doit maîtriser l’essentiel du jargon inhérent aux postes qu’il cherche à pourvoir pour ses clients. Par exemple, quand un client m’a dit : “je veux absolument qu’il maîtrise l’AMDEC”, je ne lui ai même pas demandé ce que cela voulait dire, j’ai estimé que c’était à moi de me documenter (je voulais le rassurer en ne le lui demandant pas d’explications, du moins dans un 1er temps). Pour ce poste, chef de projet innovation, au carrefour de multi-spécialistes, le relationnel, dont la capacité à s’exprimer clairement,/simplement, est très important. Demander aux candidats en entretien ce que signifie exactement l’AMDEC (en sous-entendant que je n’en savais pas grand chose), m’a permis de mesurer leur niveau de maîtrise de cet outil, leur capacité à expliquer, leur humilité aussi…
Sophie, le 11/10/2008
Nous avons tous un jargon ! Le problème pour nous à la recherche d’un emploi n’est pas de savoir si un consultant est bon ou pas, il est de toute façon un passage parfois obligé (mais si ce n’est lui, ce sera la RH, ou un décisionnaire dont on ne connait pas le parcours…). Alors connaissance parfaite du secteur ou pas, il me semble que la première des politesses d’un être humain est de montrer qu’il sait parler de son métier à quelqu’un qui n’y connait rien.
Par petite touche, on peut arriver sur un terrain plus jargonneux, à condition de s’assurer que l’interlocuteur suit, sinon, il faut faire marche arrière.
N’oublions pas, que dans un certain nombre de postes (je n’avancerai pas de stat, mais j’ai bien vu ce qui se passait en entreprise, et je commence à bien voir ce qu’on nous demande dans le parcours d’embauche), dans nombre de poste, et même si ce n’est pas dit, la capacité à communiquer du postulant (puis du recruté) est essentielle.
Alors, utilisons à profit cette belle langue qui est la notre, français, anglais ou autre, démontrons nos capacités à communiquer en toute circonstance et gardons le jargon pour ce qu’il devrait être : des situations très particulières.
Boileau écrivait il y a trois siècles environ : “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément…” A nous de montrer qu’on maitrise notre terrain, et pas en excluant l’autre du jeu par un langage inadapté.
Thierry, le 11/10/2008
Comme cadre supérieur dans la marine nationale et en recherche active depuis quelques semaines, je découvre en effet l’importance de la “traduction” du jargon pour les consultants ou recruteurs. Tranche de la société, les armées disposent d’un panel de métiers pourtant large, certainement centré sur une activité exigeante, technique où l’atteinte des objectifs sous fortes contraintes doit pouvoir se rapprocher des objectifs de production ou de prestations de service. Il semble pourtant que nos CV (je parle des cadres supérieurs, nos sous-officiers techniciens semblent avoir moins de difficultés pour se vendre), soigneusement lissés et expurgés de jargon militaire ou maritime, ne parlent pas vraiment aux consultants qui nous avouent “avoir du mal à voir ce que nous faisons”. Faut-il limiter nos CV à des activités basiques au risque d’avoir un produit incolore, inodore et sans saveur ? Le côté atypique des expériences me paraît pourtant ce qui peut apporter la vraie plus value de la candidature. L’équilibre entre “se faire comprendre” et montrer son professionnalisme ou son originalité me paraît bien difficile à atteindre. A moins qu’il existe des cabinets de consultants spécialisés en profils atypiques ? Avant de transférer nos CV, doit-on d’abord chasser le chasseur de têtes adéquate ? Cela fait-il parti du parcours initiatique de tout candidat ?
peter, le 14/10/2008
hadriana : il est évident que la chose ainsi conçue devient de par elle même indubitablement palpable…atchoum
MILLER Tim, le 27/10/2008
De Tim,
Bonjour à tous, pour en revenir au “jargon” technique ou autre, je pense que l’on peut l’employer dans la mesure ou l’on reste centré sur l’autre (Consultant ou interlocuteur interne) et qu’en préalable en fonction de votre métier ou votre degré d’expertise, vous avez précisé qu’il appartient à l’autre de vous interompre pour se faire préciser un terme (ou vérifier votre connaissance). Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement…il vous appatiendra de clarifier votre propos simplement en pédagogue avec des exemples proches du terrain, concrets, des réalisations mesurables etc. Parler de Benchmarking peut paraître prétentieux mais montrer les transpositions qu’un bon benchmarking sur des pratiques d’un autre secteur d’activité, ont pu apporter à votre entreprise (processus, projets etc), sera bcp plus percutant!
Ces discussions sur le jargon sont éternelles. Au début de ma carrière (70/75), l’objectif était de conquérir des parts de marché à l’étranger, la France avait besoin de cadres à l’Export avec une bonne pratique de la langue Anglaise et déjà, l’on nous comparait aux hollandais qui maîtrisaient plusieurs langues et possèdaient une culture commerciale affutée. Nous nous sommes mis au niveau et le meilleur compliment que l’on pouvait nous faire était ” vous êtes français? nous pensions avoir affaire à des hollandais?”.De retour en France, nous étions qualifiés de “monsieur Timing, monsieur benchmarking, monsieur deadline”…
Le nivellement doit-il se faire par le haut ou par le bas?
Amoureux de la langue française, si je peux trouver l’équivalent du mot anglo-saxon, bien entendu je vais l’utiliser mais trouvez-moi l’équivalent de benchmarking en un seul mot!
Autre point, je pense qu’il est en effet navrant de voir que des Consultant en recrutement, méconnaissent ou ne soient pas spécialisés sur un secteur d’activité. Comment apporter la meilleure réponse possible et trouver la meilleure adéquation Candidat / Entreprise si vous n’avez pas le recul ou la culture nécéssaire pour appréhender un secteur d’activité (appro che macro)?
Pour répondre à Thierry, transposez vos savoir-faire, vos aptitudes (au commandement, à la gestion du risque, à l’anticipation) afin qu’ils puissent apporter une plus-value à l’entreprise cible (cela demande une réflexion ante). J’ai conseillé des militaires pour le retour à la vie civile et j’ai constaté que leurs compétences, connaissances, savoir-être étaient parfaitement adaptés aux besoins des dirigeants. J’ai passé plus de temps à convaincre les anciens militaires … que les Dirigeants!
Bien sincèrement!
Thierry, le 29/10/2008
Merci à Tim Miller pour ses conseils et ses encouragements. Outre le jargon, il est vrai que le besoin de transposition d’activités (autre forme de “traduction” pour un RH ?) peut amplifier l’opacité de nos CV. Comme dirigeant moi même, je retiens l’importance de la plus value que nous attendons tous d’un nouveau recrutement. Je comprends qu’un CV doit être “ciblé” autant que la lettre de motivation. Pourtant, j’avoue (côté candidat cette fois !) que je ne me retrouve pas dans ce type de CV qui “m’ampute” souvent d’une part considérable de mon expérience. Je sors un peu du thème du jargon, mais, une fois transposé, nous restons encore “marqués” par nos expériences (environnement, techniques). Dans une deuxième carrière, on peut avoir envie de changer d’environnement, mais en mettant en avant ses capacités de gestionnaire ou de manager.
On en revient à se poser cette question : les consultants pressés veulent-ils savoir qui l’ont est réellement (CV large) ou repérer les items (et seulement ceux-ci) qui entrent dans le profil (exemple des moteurs de recherche) ? Par exemple, je ne suis pas médecin ou spécialiste de l’hôtelerie, mais un grand hotel ou une clinique est curieusement organisé et géré comme … un navire (soutien de l’homme, maintenance techniques, permanences, réactivités, concentration de métiers à coordonner, gestion budgétaire…). L’écart est peut être extrême, mais l’idée est là. Comment un marin peut-il mettre “sac à terre” (encore du jargon) sinon ? Traduction, transposition, le consultant et le candidat peuvent-ils faire preuve d’imagination sur le potentiel et les avenirs possibles ? Une carrière, ce n’est pas forcément des rails (jargon, étiquettes), mais surtout une trajectoire qui doit mener vers un épanouissement. Rêve ?
Cela dit, je reprends ma plume et mes CV, et je vais essayer de m’appliquer humblement les conseils de Tim. Il est vrai que “les marins ont la manie de faire des phrases”…
MILLER Tim, le 28/11/2008
Commentaires pour Thierry.
Bonjour et merci pour votre commentaire fort avisé.
Vous touchez un point intéressant qui concerne le CV des “Seniors de plus de ….” qui ont déjà un beau parcours et un déroulé de carrière quelquefois “prémonitoire” (zig-zag) par rapport aux générations suivantes.
Interrogations pour notre APEC (JobBoard préférré)
Un senior en transition qui postule à une offre ciblée est à mon sens assez limité par le mini CV on line car comment transposer son parcours si vous avez realisé une partie de votre carrière dans l’Agroalimentaire, ensuite dans le Conseil et puis la formation. Le cabinet Conseil mandaté pour la mission ne va pas voir toute “la cohérence de la carrière” mais plus rapidement “l’incohérence lisible” du déroulé de carrière.
Pour des postes à responsabilité et avec des équipes à encadrer, il est bien évident que le vécu managérial dans des environnements divers est un PLUS….sauf pour les jeunes Consultants recruteurs qui collent au CDC -cahier des charges).
Votre CV vous ressemble! En qualité de Coach, je demande aux chercheurs d’emploi de faire ressortir “leur différence” et souvent en face à face à la lecture de leur CV, mes commentaires sont : “Votre CV ne vous ressemble pas… il est trop “gris” “trop plat” “trop chargé” “trop ceci ou cela” il ne présente que le Mister Hyde ou le Dr Jekyll (?) ou inversement”.
Sur quoi d’après vous se fait le distingo entre 3 J.D tous les 3 issus de AUDENCIA??? Le niveau d’Anglais?, le bagage culturel?la 2ème langue?
Non !:leur I.E Intelligence Emotionnelle, leur capacité “perçue” à s’intégrer à l’équipe en place en apportant une plus-value, leurs idées, leur sens de l’engagement, leur motivation, leur fraicheur, la capacité à convaincre etc.
Le CV est la première étape du Marketing de soi…n’oubliez pas les petites lignes de l’extra-prof, les engagements associatifs, sportifs, culturels, eco etc., les arts.
J’ai partagé de loooooooongues conversations avec des Consultants conseillers en recrutement pour lesquels les tests de personnalité (QQ.soit la technique employée) sont considérés comme “la bible” (P.S cela prouve que le concepteur a bien vendu son test..) et tout leur entretien est construit à part ir de la restitution informatique (-).
Ma réponse : “votre outil est un outil parmi d’autres, peut-être un “système expert” mais la grande différence avec mon aproche se résume ainsi :
Votre systeme expert ne voit (pas encore) les yeux du candidat quand ils s’embrument…. il ne distingue pas non plus le silence qui semble interminable suite à une question précise …iou les tremolos dans la voix..l ne distingue pas non plus les postures gestuelles, ni les micro-émotions qui animent le candidat. Et pourtant tous ces indicateurs sont très importants car presque “incontrôlables” et si révèlateurs!
Pour en terminer la clé N°1 me semble être : l’AUTHENTICITE!
Si celle-ci ne convient pas, pas de regret, vous n’auriez pas été conservé sur le poste de toutes façons….
Tim
Louis Bacot, le 03/12/2008
Cher Tim,
Vos commentaires sur cette page sont vraiment très pertinents. Cadre confirmé actuellement en transition professionnelle, j’aimerais beaucoup pouvoir vous rencontrer. Vous est il possible de m’envoyer un email?
Merci et bien à vous
Louis
Alex, le 09/12/2008
Excusez moi Hadriana, mais quand on commence à faire de la psychologie la moindre des choses et de savoir communiquer, or (peut-être dois je revoir mes lectures ?) je n’ai pas compris ce que vous vouliez expliquer…
Rassurez moi, vous n’êtes pas recruteur ?
Alexandre
MILLER Tim, le 11/12/2008
Message à Louis Bacot
Bonjour Louis,
Désolé pour le retard apporté à vous répondre mais je ne consulte (malheureusement pas tous les jours )le blog.
Passez moi un mail à : terencemiller@orange.fr avec v/tel et je vous contacterai.
Merci
matthieu, le 07/01/2009
Bonjour a tous ;
Depuis que l homme s’ est assis autour d un feu , dans une grotte , et qu il s est mis a parler a la personne en face de lui ; je pense qu il voulait se faire comprendre !!!
Ca s appelle la communication .
Le jargon , c est juste pour se rassurer a la machine a cafe . Vous faites parti du clan , de la famille tel les medecins .
Donc face a un recruteur , le but c est de se faire embaucher ! Enfin c est le mien , donc faite tomber les paravents qui ne vous servent a rien et faites vous comprendre …
Je pense que nous pouvons leur reprocher bien d autres choses et beaucoup plus importantes a ces recruteurs …
A bientot .
hamelin, le 19/01/2009
J’ai eu dernièrement un entretien avec un consultant à qui j’expliquais la complexité de mes fonctions au sein d’une filière immobilière. Afin d’être compris par lui, j’ai essayé dans la mesure de mon vocabulaire technique de limiter au maximum justement mon jargon…Eh bien même en faisant cela, j’ai eu pour interrogation au cours de cet entretien ” mais que faites vous exactement “? Est-ce une méthode de déstabilisation, de mise en échec, d’étude pour vérifier la pédagogie d’un futur manageur d’équipes importantes. Auriez-vous une réponse ?
A bientôt
MILLER Tim, le 21/01/2009
Bjr Hamelin,
C’est difficile de répondre à votre interrogation car par définition, nous n’étions pas présents à l’entretien.
Des pistes de réflexion possibles :
* “la complexité de mes fonctions au sein d’une filière immobilière”…
Comment lui avez-vous présenté votre mission? Pourquoi plusieurs fonctions? Ces élements clés sont manquants.
Autre interrogation sur ce point : la Complexité de mes fonctions?
A priori rien qu’avec ces éléments vous COMPLEXIFIEZ son raisonnement.
Quelle était réellement la complexité de votre job pour qu’il arriverà sa question “Mais que faites-vous exactement???”
* Votre interrogation :”méthode de déstabilisation, de mise en échec?”
Peut-être a t’il essayé de vous faire simplifier vos propos. Qu’est-ce qui est complexe exactement?
Déstabilisation : c’est possible mais c’est un jeu pervers Perdant/Perdant qui va fortement dépendre de votre personnalité (personnalité et ego..etc).
Idem pour la mise en échec. Quel serait son intérêt?
* Votre interrogation: ” d’étude pour vérifier la pédagogie etc…”
Cela me semble intéréssant en effet de faire sortir le candidat de son cadre de référence habituel même si ce n’est pas le meilleur moment (stress, importance de l’enjeu pour lui etc). Nous ne connaissons pas le contexte, ni la mission du job qui vous était proposé donc…il vous faut (peut-être) prendre de la distance et revisionner l’entretien avec ces éclairages ou pistes éventuelles.
Mais mieux vaut encore se projeter sur la prochaine candidature avec une posture essentiellement orientée FUTUR.
C’est un avis personnel… à suivre ou pas….
Tim
*
hamelin, le 23/01/2009
Bonjour M. Miller
Merci pour votre réponse.
A l’issue de l’entretien, j’ai débriefé longuement cette rencontre. J’ai pour simplifier “la complexité de ma fonction”, réalisé sur un PowerPoint un organigramme opérationnel qui explique ma mission au sein de plusieurs présidences d’AFUL (Association Foncière Urbaine Libre), de management d’espaces commerciaux importants (280 commerces), ainsi que la gestion de 7 000 logements sociaux pour le compte d’un institutionnel du logement social Parisien.
Pour vous donner une image plus concréte, j’avais 3 casquettes différentes de Directeur Immobilier avec une gestion de 120 collaborateurs tous spécialisés dans leur domaine.
J’ai transmis le lendemain de mon entretien ce PPT au consultant en charge de ce recrutement (pour un de Directeur Exploitation pour une Entreprise Social de l’Habitat (ESH).
J’en suis maintenant à être, pour l’instant , dans la “shortlist” selon les propos de ma consultante préférée du moment car tout dépend d’elle.
Lors d’un entretien téléphonique récent suite à un test de personnalité, elle m’a demandé de patienter une quinzaine de jours. J’ai eu la surprise de constater que le lendemain de notre entretien téléphonique, l’annonce pour le poste repassait sur Cadremploi.
Que penser d’une mise en confiance au téléphone et de voir le lendemain la même annonce avec le même intiltulé ? Manque de CV correspondants aux critères exacts de sélection, client du cabinet qui souhaite rencontrer plusieurs candidats, reparution automatique de l’offre, ou alors plus simplement, les candidats de la première “shortlist” ne correspondent pas tout à fait au profil recherché ?
Cher M. Miller, si vos lumières peuvent m’éclairer une fois de plus, j’en serais ravi.
Bien à vous.
MILLER Tim, le 26/01/2009
Bonsoir Hamelin
J’avoue avoir qq. difficultés à cerner le dossier…
Mon impression (mais sans connaitre l’annonce et le descriptif du poste?) serait que peut-être paraissez vous trop qualifié?
Comment cerner l’adéquation Homme /poste vous concernant?
That’s the question!
Bien à vous
Tim
hamelin, le 27/01/2009
Bonjour M. Miller,
Merci à vous d’avoir pris le temps de répondre a mes interrogations.
Bien à vous
peter, le 16/02/2009
ATCHOUM !
peter, le 18/02/2009
je ne vois pas pourquoi , hélène , en vertu de quel machin bidule comme disait Jack (Chirac) nous n’aurions pas nous aussi le droit de mettre des recruteurs ( consultants idem ) mal à l’aise : eux ne se gènent pas ! et je crois que le grand bazar d’aujourd’hui ( la crise ) nous renvoi en pleine gueule le manque d’humilité , d’écoute , d’empathie , de compréhension etc…mais on a pas le temps , faut des sous ,etc…dans tous les jargons on tourne autour du pot pour gagner not’ croute…je pense même qu’il faudrait créer des cabinets de recrutement pour tous ces jeunes qui ne savent parler qu’en verlant , même avc un bac + 4…toutes façons , tous ceux qu’ont fait un bts action co , savent bien que c’est une colonie de vacances .
je vais vous réciter le corbeau et le renard en jargon dl’a cité :
Maître corbac sur un touffu planté s’envoyait dans la fiole un coulant baraqué ,
Maître pignouf qui n’avait qu’ boufftance dans la panse s’ût à peut prêt cet’ jactance ,
” ého canari , t’es fringué comme un mec de la haute ! si tu jacte aussi bien qu’t'es nippé , tu dois êt’ le caid de la foire au quartier!
A ces maux le corbiac tout jooyeuux s’oublia et ! lâchâ le fromgo dans la gueule du pignouf qui lui dit :
” et oui l’zozio quand on veut faire le mariol faut pas lâcher l’maroual , sinon hisse casse la gueule dans celle du pignouf
et c’est signé “l’ abrevoir ”
la petite morale de cette histoire ( qui plaira ou pas , j’en ai rien à foutre ) c’est qu’il faut être soi- même avc tout le monde et s’accepter tel que l’on est , même avc ces psyco-machin bidules qui font du recrutement .
na
Micka, le 30/03/2009
” Les consultants ne sont pas forcément spécialisés, et demander des explications peut les mettre mal à l’aise. Sachez “jargonner” à bon escient, et avec les bonnes personnes! ”
Il y a deux jargons, le jargon technique produit…celui là c’est acceptable qu’ils ne le connaissent pas….
Le jargon technique métier …et là c’est inacceptable
On ne reçoit pas un Cial sans savoir ce que c’est la PNL, AIDA, SONCAS, l’analyse transactionnelle….personnellement à chaque fois que cella à été le cas, cella à été très, très, très pénible…..
Victoire Louys, le 22/05/2009
Bonjour,
Afin de réagir à cette remarque, je suis tout à fait d’accord, le consultant doit connaître et maîtriser l’offre du client. Si il a effectué une analyse précise du poste, il pourra sans aucun problème positionner ces candidats.
Je constate avec beaucoup de regrets que les consultants font parfois preuve d’amateurisme, sont-il vraiment intéressés par une assise sur du long terme ou établir une facture !!!.
Au cours de ma carrière, combien de fois j’ai été confronté en phase final auprès d’un futur employeur des informations qu’il ne m’a pas communiqué (exemple, un candidat a déjà été recruté mais il n’a pas fait l’affaire, cette information ne m’a pas été communiqué, mais vital afin de mettre au point une approche différente). Erreur parfois sur la fourchette de rémunération !!!, le descriptif du poste manqué un élément important !!!.
En ce qui me concerne, j’ai rencontré 2 resp. Rh qui étaient en adéquation avec leur métier. Sachez quand même qu’il y a un véritable problème de ressources humaines en France. Je constate avec regret qu’il y a un véritable gâchis humains de beaucoup de talents.
Je pense sincèrement que votre commentaire est basé sur la provocation. En ce qui me concerne, ma fonction de RAF m’impose des résultats et de facto mon résultat est indexé sur une partie variable.
A très bientôt
Victoire Louys
Mat, le 15/06/2009
Je m’avoue en effet très très surprise par le consensus qui est en train de s’installer …
Savoir communiquer sur son métier avec des personnes extérieures à son propre milieu professionnel - n’est-ce pas plutôt un signe de maturité intellectuelle, de capacité à prendre du recul, de savoir se mettre à la place de l’autre … bref : de véritable professionnalisme ?
Pour moi, quelqu’un qui ne saurait pas expliquer son métier à quiconque ne sait pas réellement ce qu’il fait … il ne travaille pas, il “fonctionne”.
Attention aussi, dans certains métiers, comme le mien (le multimédia, donc un domaine assez jeune), le jargon professionnel comporte plein de “faux amis” qui peuvent constituer de véritables pièges.
Luc Pauwels, le 26/06/2009
J’espère que ce qui va suivre ne vous choquera pas,mais c’est mon jargon professionnel (je n’invente rien) et au début de ma carrière j’avais du mal à le caser,surtout vis à vis des femmes que j’ai pu former .
Attention c’est parti mon kiki: pénétration,résistance au frottement, mouillage,séchage,tirer.Non ,je ne suis pas gynécologue. Je suis chimiste spécialisé en formulation d’encres et heureusement que ni mon vocabulaire ni mon jargon professionnel ne se limitent qu’à cela(ouf!!!).
Lorsque je lis plus haut qu’il vaut mieux éviter d’utiliser le jargon technique face aux recruteurs…. quoique .Pour avoir passé plusieurs entretiens d’embauche par le passé, j’ai su adapter mon jargon en fonction des personnes avec qui je m’entretenais.Souvent ,surtout lorsqu’il s’agissait de consultant ,je leur posait simplement la question si ils avaient des connaissances sur la spécialité qui était la mienne.(enfin ,c’est ce que je crois, mais à ne caser qu’au moment opportun )Tout le monde n’étant pas chimiste,électronicien,généticien,cuisinier etc etc…. cela permet de savoir où on met les pieds et de ne pas saouler votre interlocuteur. Et concernant les critiques vis à vis des consultants, je pense qu’ils font de leur mieux tout comme vous le feriez si on vous confiait une mission que vous ne maîtriseriez pas forcément.
Bonne journée à tous
Luc
Pierre-Eric Cognard, le 18/08/2009
Bonjour,
Je comprends les réactions que j’ai pu lire ici d’autant plus que je subis cela régulièrement en ce moment car je suis en recherche d’emploi. Je crois pour moi que la meilleure solution à adopter c’est peut-être de faire attention à ce que l’on dit, et de préciser les acronymes, abréviations et autres jargons de spécialiste et le cas échéant poser la question à son interlocuteurs de son niveau de compréhension.
Si en effet , le recruteur n’est pas un spécialiste du domaine, je ne suis pas un spécialiste du recrutement mais je pense que savoir expliquer de manière simple mon métier c’est faire la preuve de mes compétences métiers. Percevoir un doute ou une incompréhension dans les réactions de mon interlocuteurs c’est montrer que je suis à l’écoute des autres, c’est faire la preuve de mes compétences managériales.
Ce ne sont que des qualités qu’il est important de mettre en avant.
Il est important de bien jauger à qui l’on s’adresse et c’est ce qui fait la pertinence d’un entretien.
Enfin, je suis d’accord le commentaire de Mat le 15/06/2009, J’aime mon métier, je sais en parlé, je sais prendre du recul et j’apprécie les individus qui savent faire de même cela prouve leur maturité.
Nous avons tous été jeunes, et aider un “Junior” c’est commencer à se faire un réseau de confiance dans le monde de l’entreprise et du recrutement. Parfois cela en vaut la peine!
Alain Pringez, le 02/09/2009
J’ai pu remarquer au cours de ma longue carrière de formateur pédagogique comme l’absence de validation d’un vocabulaire technique pouvait créer de graves distorsions dans le processus de communication.
Ces préoccupations sont “universelles” et visent bien sûr le monde du travail, mais pas seulement.
En tant que nouveau formateur indépendant, j’ai créé et je propose un module de deux journées visant à l’amélioration de la communication orale et à l’utilisation du groupe comme vecteur d’efficacité personnelle.
Edouard, le 25/09/2009
Mesdames, Messieurs,
J’ai eu l’occasion de passer de nombreux entretiens dans de nombreux cabinets de recrutement et de consultation, et je souhaiterais vous faire partager un de mes nombreux échecs.
A la question “connaissez vous le métier d’ingénieur d’affaires (ou commercial en consultation technique)”, j’ai eu le malheur de répondre par l’affirmative et de ressortir le terme “viandard” très fréquemment utilisé chez les consultants terrain. Pensant démontrer ma grande connaissance de ce milieu, pour l’avoir vécu je ne pensais pas atteindre l’égo démesuré de ce consultant tout juste sorti d’HEC. Et pourtant, ce terme résumait parfaitement bien l’attitude à adopter dans ce métier déshumanisé basé sur la rentabilité court terme, la flexibilité et la subjectivité.
Aussi, si vous ne voulez pas perdre au jeu des apparences et du Peter (principe), évitez de ressortir le jargon indispensable au métier!
bureau, le 26/04/2010
En Effet, Pour Parler de son activité professionnelle ou des diverses expériences professionnelles,
Il est d’usage de définir les sigles ou de situer leur appartenance dans un rubrique générale compréhensible de tous. Ce qui diminue l’abstraction technique du discours et permet à l’interlocuteur de se familiariser au secteur professionnel concerné.
” Au niveau des méthodes qualité, Il y a l’analyse des risques via l’outil appelé AMDEC ”
Après Il est fort problable que des questions liées à votre apport professionnel , soient posées :
- Décrivez moi une expérience où vous avez utilisé cette méthode et les résultats que vous avez obtenu ?
- Avez vous une formation qui valide la pratique de cette méthode ?
- …
karl, le 29/06/2010
je trouve ça stupide que des gens puissent estimer recruter “le bon profil” sans rien connaitre au métier. Et je trouve encore plus stupide les entreprises qui font appel à des prestataires de la sorte..
GillesPayet, le 07/01/2011
Bravo pour votre intervention Pierre-Eric (5e témoignage au dessus du mien) que je trouve fort juste.
La bonne posture pouvant être (si on le décide, mais je crois sage de le faire) de parler effectivement simplement mais de façon très factuelle et concrète de son métier, d’écouter la façon dont son interlocuteur réagit et rebondit (avec ou sans technicité) et d’adapter son discours.
Cela peut nécessiter de mettre un peu sous silence son ego, mais est-ce si grave que cela ?